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Numéro 61 - 07 septembre 2016
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Chronique Illustrée

Chronique :

"Paris mon Amour, j’ai eu tellement froid ce matin... (par Francesca Acquavia textes français et italien)

 

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La Chronique Illustrée

La chronique du mois :

« Saint Narcisse : Fear of Missing Out (FOMO) therapy » par Sonia Grdovic

FOMO kézako ? Ne rien manquer, être partout. Renoncez amis Urbains,  car c'est impossible....

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Saint Narcisse : Fear of Missing Out (FOMO) therapy

FOMO kézako ? Ne rien manquer, être partout. http://www.urbandictionary.com/define.php?term=fomo .

Renoncez amis Urbains,  car c'est impossible.

Aussi comme nous pensons que le FOMO et le narcissisme aigus sont les maux du millénaire, nous, UdM, avons inventé une fête : la Saint Narcisse.

Tester un jour son niveau de FOMO, en vivant  le 29 octobre, jour même de Saint Narcisse, à Nice, est recommandé : un centre ville cartographié en constellation avec des lieux différents, des artistes, des heures, des moments forts, tous plus ou moins en même temps : vous n'en vivrez  jamais la totalité.

C'est une expérience particulière pour nous, public : savourer ce que l'on vit, en sachant ce que l'on manque, à côté....

Ce manque excite un bien joli mot : le désirCar « ce qu'on n'a pas, ce qu'on n'est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l'amour » (Platon). Pour désirer il faut manquer. Un peu beaucoup passionnément à la folie. Sans jamais être comblé. C'est ce qui rend le désir si mystérieux : il contient en lui-même la joie de chercher, et l'intuition  de ne surtout jamais obtenir la totalité de ce que l'on cherche. Pour continuer l'aventure. Peut-être même sans autre motif que la joie de désirer.

Ces festivités de Saint Narcisse sont une expérience particulière pour nous artistes. D'abord parce que nous sommes, certes, toujours l'objet de l'obscur désir, mais  nous n'en sommes plus l'unique, le centre, simplement un  avec d'autres ; comme dans la vie en fait. Bref nous sommes presque normaux. Fêter Narcisse, c'est bien sûr  mettre Narcisse hors de soi, à bonne distance. Ensuite  ça fait se croiser, se rencontrer nos nécessités d'artistes : prendre des risques, inventer,  stimuler, être vu, être porté, être ensemble, ne pas se prendre au sérieux, provoquer, créer, bref (tous les moments sont collectifs et interdisciplinaires) cet événement est générateur de projets. Il s'agit bien d'élan, de mouvement, de transformation. Le désir va au delà de soi,  il donne. Et nous devenons  ce que nous sommes : des artistes généreux.

C'est aussi une expérience particulière pour nous, hôtes. Parce que nous sommes dans l'accueil de l'inconnu, ce qui est un risque. Et aussi dans le sacrifice de ne pas pouvoir être chez d'autres. Nous sommes tenus par notre promesse de présence.

Ce que nous comprenons de ces confrontations au FOMO, à Narcisse et à l'Inconnu, c'est que c'est que le Désir s'y déploie, que le Désir est source de création, que désirer c'est se manifester,  que l'essence du Désir n'est pas dans l' objet mais dans le sujet qui désire, et que le Désir est infini. Et qu'il est joyeux.

A bientôt de nous croiser, ami Urbain, et vive Saint Narcisse  !

 

Sonia Grdovic, aux Urbains de Minuit et de midi

2013-11-04, n°22

 

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