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Numéro 61 - 07 septembre 2016
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bart no art

 

"Né à Nice au début des années 70 il ne participe pas aux performances de la Factory avec Andy Warhol car il est bien trop jeune et surtout sur le mauvais continent. Il passe le plus clair des 70's sur les bancs des écoles niçoises et ne participe pas aux grandes heures du Land Art, pas même un château de sable, il faut dire que les galets des plages de Nice ne l'aident pas beaucoup. Les années 80 seront celles de l'insouciance, du collège et du lycée pendant lesquelles il s'évertue à ne pas développer le Street Art et ne laissera donc aucun graffiti parmi les millions qui ont ornés les murs des villes du monde entier pendant cette période. Il arrive aux États-Unis au début des 90's et s'aperçoit qu'il est trop tard pour rencontrer Jean-Michel Basquiat, il n'aura pas participé à son œuvre même à titre posthume.

De retour à Nice quelques années plus tard, il fait connaissance avec Louis Dollé, jeune sculpteur niçois avec lequel il ne collaborera pas depuis le début malgré leur complicité. Durant cette période Il croise assez souvent Ben, dans un bar niçois bien connu des artistes, sans jamais lui être présenté ce qui permet à Bart de ne pas adhérer aux mouvements Fluxus et Néo-Fluxus. Les débuts du siècle naissant lui offrent quelques occasions de trainer ses guêtres dans les bâtiments de la Brèche et des Diables Bleus ou il ne produit rien mais absolument rien du tout. Il ne fait pas partie du collectif no-made et ne met donc jamais les pieds à l'arboretum de Roure. Depuis quelques années maintenant il est membre permanent de l'école d'art Orange Bleu, titre ronflant qui lui permet de poser son fessier dans les locaux de l'école et d'exercer pleinement son art en ne produisant rien, pas même un chat rose de Jérémy Taburchi, aucun baiser déposé sur une toile de Valérie Arboireau, pas une couleur sur un Peter Larsen, pas une ombre griffonnée sur un Didier Balzanna, pas un coup de ciseau sur une sculpture de Louis Dollé, pas de mise au point ou de cadrage d'une photo de Myriam Bloch ou d'Eric Clément-Demange, rien, nada, des néfles."

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